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Détails sur le topo
le
rythme du GR
Les temps de montée sont basés sur du 300m/heure en dénivelé, ça laisse
de la marge pour les pauses.
Les temps de descente sont sur une base de 400m/heure, ce qui peut-être
un peu juste si on a des problèmes de genoux (comme nous).
Sur les terrains à peu près plats, on n'a pas très bien évalué
la vitesse de base, mais les temps de parcours sont calculés pour des
randonneur fonceurs. Ce n'est pas là qu'il faut espérer gagner beaucoup
de temps.
Pour marcher agréablement il faut partir tôt le matin
: non seulement on profite de l'air doux, mais aussi du calme de la
solitude...
Nous sommes partis tous les jours autour de 6h avec un levé vers
5h20.
Rapidement va se poser à vous la question du choix des étapes à doubler
(eh oui pour tout le monde, 2 semaines de congés, c'est 13 ou
14 jours maxi sur l'île même si ni les avions, ni les bateaux
ne sont à l'heure...).
Il faut se dire que quand on double une étape il faut cumuler le temps
de marche de chaque étape + 1 heure de pause entre les deux étapes.
Attention, les étapes du nord sont "courtes" mais les dénivelés sont
importants et ce sont surtout les descentes qui marquent l'organisme,
d'autant plus que les sacs sont lourds.
Pour les étapes du sud, il y a peu de dénivelé mais les étapes sont
déjà longues. C'est assez trompeur. La fatigue n'est pas la même mais
elle est là. Les variantes sont parfois une sorte de raccourci pratique
pour doubler les étapes.
Enfin, il est plus facile de finir une étape sur une descente que sur
une montée surtout si l'étape a été longue.
Ne ratez pas l'ascension du Monte d'Ortu, de la Paglia Orba et du Capu
Tafunatu, par contre, préférez la descente sur Vizzavona
par la forêt plutôt que par le mote d'Oro.
Analyse personnelle
Avec le recul, on réalise que ce qui fait la difficulté
de ce GR ce n'est pas tant les divers passages délicats (névés, passages
rocheux, cirque de la solitude) que l'endurance physique et mentale
qu'il faut pour accumuler l'ensemble des étapes. Aussi, il faut penser
dès le début -et en particulier au début- à ne pas aller trop vite pour
préserver son potentiel physique et à bien récupérer (repas suffisants,
alimentation de course, boisson, et sommeil, éventuellement petits massages,
sieste, douche fraîche réparatrice).
C'est pour cela que l'on ne reviendra pas du tout avec la même impression
si on s'arrête à Vizzavona après la partie "alpine" ou si on poursuit
jusqu'au bout soit une semaine de plus. La première partie est
"très sport" - courte mais intense - , la seconde est
plus endurante, c'est elle qui attaque les résèrves physiques
et mentales, et qui donne toute sa dimension à cette randonnée.
Il est bon de prévoir une journée après le GR pour récupérer pleinement
en profitant des plages et des eaux claires, que ce soit autour de Porto
Vecchio ou ailleurs. Nous avons constaté tout le bien que cela nous
a fait.
Adages et autres citations :
On marche bien plus vite quand on a un sac léger,
autrement dit, un sac lourd est un handicap.
Moins il y a de ravitaillement, plus le sac est lourd,
plus on mange, moins on porte,
mais plus on pense manger, plus on en emporte.
Il fait bien plus frais entre 6h et 10h.
Les coups de soleil pleuvent entre 12h et 15h.
Les orages de fin de journée peuvent démarrer vers midi.
Là où il y a une volonté, il y a un chemin - E.Whymper.
Là où il y a un chemin, ça ne passe pas forcément, le
maquis n'est pas la montagne de Whymper...- Claude.

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