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Volcan San Jose (5856 m ) y
Cerro Marmolejo (6100 m)
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Sommet
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Altitude
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Latitude
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Longitude
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San Jose
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5856 m
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S 33° 46' 26,093''
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O 69° 54' 16,678''
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Marmolejo
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6100 m
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Pas de point, erreur de manip GPS
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Remarques
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Niv. Tech. Peu Difficile
Durée : de 5 à 8 jours
Dénivelé : environ 4500 m
Les 2 sommets sont assez proches et peuvent se coupler
mais la poursuite sur le Marmolejo nécessite 2
jours de plus.
Le San José présente un joli cratère,
assez complexe et vaste avec fumeroles et pénitents
Le Marmolejo présente lui, par cette voie, une
magnifique arête, et une vue superbe sur les glaciers
alentours ; sans difficulté mais avec des passages
sur glaciers.
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Cliquez ici pour l'itinéraire
du Volcan San Jose sur une photo et
ici pour celui du Cerro Marmolejo sur une autre photo |
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Accès (carte extraite du guide
Turistel) :

Depuis Santiago :
C'est assez simple comme accès et très économique
(2000 pcl/pers) :
- le bus : il n'y a qu'une ligne, celle du Cajon del
Maïpo (Renseignements sur les Horaires, Tel : (00 56 2)
697 25 20, Terminus près de la station de métro
O'Higgin's (L2), en sortant sur la gauche en face). Attention,
si tous les bus vont jusqu'à San José de Maïpo,
peu poursuivent jusqu'à Banos Morales (saisonnier), mais
il y en a 1 ou 2 par jour qui vont jusqu'à El Volcan.
C'est ceux là qu'il faut prendre. Le trajet dure 4h (dont
1h30 pour quitter Santiago et Puento Alto). Au pire, vous pouvez
facilement faire étape à San José de Maïpo.
Remarque : il y a un arrêt forcé au poste des carabineros
pour vous faire enregistrer, DIFROL
obligatoire (ne laisser aucun document original, ils peuvent
faire des copies)
- Ensuite à partir d'El Volcan, et si on n'est pas dimanche,
il y a une foultitude de camions de chantiers qui desservent
la mine au delà de votre point de chute. Il faut donc
en arrêter un et vous faire descendre au pont au pied
del Morro.
- Pour le retour même principe, mais nous avons préféré
descendre le plus bas possible et faire du stop jusqu'à
San José de Maïpo car de là, il y a des bus
très régulièrement (Métrobus toutes
les 15mn) et on peut alors rentrer sur Santiago bien plus vite
qu'en restant à attendre le bus du soir à El Volcan
!...
Sinon il y a au moins une agence qui propose le transport :
MANSUR EXPEDICIONES tel (00 56 2) 643 56 51, mais nous n'avons
pas essayé, c'était moins pratique et plus cher
(25 000 pcl/pers)
Quoi qu'il arrive, il n'est pas très utile de passer
au Sernatur (M° Manuel Montt, Av Providencia 1550), ils
ont peu d'infos sur les bus, les agences, les magasins de sports
de plein air...Mais par contre c'est un lieu de passage aussi
pour ceux comme vous qui cherchez des infos sur les montagnes
; alors, il suffit du hazard d'une rencontre.
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Camps possibles
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Altitude
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Latitude
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Longitude
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| Camp sur la Engorda |
2550 m
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S 33° 48' 10,821''
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O 70° 00' 14,913''
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| Refuge Plantat |
3150 m
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S 33° 48' 04,583''
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O 69° 57' 59,382''
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| Camp 4000 m |
4000 m
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S 33° 47' 00,198''
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O 69° 56' 56,348''
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| Camps sur la moraine |
entre 4300 et 5000 m
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S 33° 46' 24,702''
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O 69° 55' 19,827''
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| Camps au portezuelo |
5500 m
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S 33° 46' 25,977''
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O 69° 54' 22,317''
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| Portezuelo |
5500 m
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S 33° 46' 26,093''
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O 69° 54' 16,678''
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| Camps côté argentin
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entre 5300 et 5200 m
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| Remarques particulières |
Le refuge Planta est en pierres, très confortable,
8 lits, cuisine, terrasse, livre d'or, jeux,... mais il
est un peu bas en altitude.
Le camp 4000m est très reconnaissable par le gendarme qui le domine, visible depuis avant Plantat. La crète rocheuse
sur lequel il est correspond au bord le plus à gauche de la voie.
Sur la moraine au dessus du ressaut en glace vive, il
y a des places un peu partout le long du sentier. A vous
de choisir l'altitude.
Au portezuelo, il y a quelques places, peu sont protégées
du vent chilien par un gros rocher.
En contrebas, côté argentin, il faut aller
au pied des glaciers et redescendre jusqu'à 5200
m environ, il n'y a pas d'endroit en particulier, on trouve
soit sur la neige, soit sur le sol.
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Matériel nécessaire :
Nécessaire pour campement
Crampons car il faut traverser le dernier névé
Bâtons de marche pour la descente
(corde, piolet, matériel de sortie de crevasse inutile
par cette voie) |
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Etapes
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Remarques particulières sur l'ascension :
La traversée de la plaine Engorda peut être délicate à cause des rios qui la traversent. Il n'existe
qu'un seul pont tout au début de la plaine, bien plus en contre bas que notre camp 1.
Les détails sont précisés dans le
contenu de chaque étape
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Jour 1 : Santiago -El Volcan - Lo Valdes - La Engorda
2550 m (ou Plantat si vous êtes partis tôt)
durée de l'étape : 6 ou 7h
dénivelé : 500 m (+600m jusqu'à Plantat)
Départ en bus à 12h30, ça durera
4h jusqu'à el Volcan (dont l'arrêt aux carabineros),
ensuite on trouve tout de suite un camion pour monter,
mais comme c'est la fin de sa journée, il nous
dépose à los Valdes, il reste 5km, 1h15
de marche jusqu'au pont Yeso Colina, en suivant la piste
(beaucoup de poussière). Ensuite on débute
un sentier repéré par des marques jaunes.
Il part sur la gauche et contourne el Morro.
Les rivières qui coulent sont boueuses et le débit
est très fort, si on avait su, on serait parti
ce matin avec plus d'eau.
En 1h40 on est au bord de la plaine Engorda, on est resté
très à droite et on traverse un filet d'eau
pour se poser derrière un gros rocher qui est une
superbe place. Face à nous, la plaine, verte et
étonnament plate, et au fond, le San José
et le Marmolejo presque dégagés, qui nous
attendent. Autour il y a des chevaux en liberté.
Magique. C'est un coin magnifique sous les derniers rayons
de soleil.

Le terminal de bus du Cajon del Maïpo à
Santiago
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Le camp à la Engorda
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Jour 2 : La Engorda - Camp 4000 m
durée de l'étape : 7h30
dénivelé : 1450 m
Départ vers 8h, on traverse la Engorda en visant le pied de la rivière qui descend du massif sur la droite (soit
à gauche de la Engorda qui tourne à droite au fond de la plaine). 45', avec des traversées de rivières
parfois délicates. Il y a des cairns sensés signaler les bons passages, mais ça doit dépendre des saisons,
et il y en a un peu partout !
Une petite pause au pied, on aperçoit un sentier.
En fait il passe à gauche de la rivière
puis retraverse sur la droite au pied des falaises. Comme
on ne le voit pas bien on fait l'erreur de monter tout
doit sur le pierrier où il y a aussi des traces,
mais qui nécessite une petite escalade pour sortir
- avec les gros sacs, on s'en serait passé- faites
attention.
Hormis ce point d'hésitation, dès qu'on
rejoint le chemin bien marqué, on ne peut plus
le perdre jusqu'au refuge Plantat (+ 1h20 pour les 600
premiers mètres de dénivelé). On
y arrive à 10h45, trop tôt pour une fin d'étape.
On se restaure jusqu'à 11h30 et on repart, mais
dans le brouillard, dommage... on n'est pas sûr
de la route et on galère sur les névés
(pas de traces, pas de cairns). Et puis,(Suerte !) on
découvre le camp 4000m, caché au pied d'un
grand gendarme qui domine d'échine rocheuse qui
coure entre deux névés. C'est une superbe
place, plate, au sol lisse, presque sablonneux, protégée
un peu du vent par les gros blocs de rocher, le rêve
au milieu du nuage humide et de la neige.
Ce grand gendarme est visible depuis un peu avant Plantat,
il est très à gauche quand on regarde vers
le portezuelo et doit être pris comme un point de
mire. Au pire, il faut rester plus à droite, la
voie passe aussi, mais alors il n'y a pas forcément
de camp à part sur la neige.

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Le camp 4000 m est à gauche du gendarme, au pied de l'autre rocher |
| La superbe place du camp 4000 m |

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Jour 3 : Camp 4000 - Camp 5000 m
durée de l'étape : 5h
dénivelé : 1000 m
La voie n'est pas si évidente, il y a des cairns
si on suit bien l'arête rocheuse, mais plus haut,
vers 4600 m, il y a une rupture de cette arête et
un ressaut avec une cascade de glace. Elle se contourne
par la gauche, mais il faut absolument revenir dès
que possible sur elle et basculer encore plus à
droite et rejoindre des traces qui serpentent dans un
pierrier très instable pour monter sur l'autre
arête rocheuse encore plus à droite et qui
mène au pied des roches rouges (on aperçoit
des cairns sur la cime). Une fois que vous êtes
sur la bonne crète, le sentier devient plus évident
et serpente au milieu de nombreuses places aménagées.
On en retrouve jusqu'à 5000m, au bord du glacier.
C'est là qu'on installera la nôtre.
Le piège est de rester à longer la première
arête qui est trop en bas, il faut vraiment faire
l'effort d'attaquer la pente pour monter sur l'arête
de droite au plus vite car le pierrier est de toute façon
très instable voire dangereux partout ailleurs.
On monte la tente sur une des dernières places,
pas très confortable, et surtout sous un vent déchaîné.

Camp 5000 m, en bordure de glacier, dans la pente
d'éboulis
A droite, Claude en bibendum à
l'entrée de la tente, en pente sur le glacier
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Jour 4 : Camp 5000m - Portezuelo - Sommet San José
5856 m- Portezuelo 5550 m
durée de l'étape : 5h30
dénivelé : 850 m
Réveil 6h30, on part vers 8h, il nous faut plus
d'1h30 pour déjeuner et plier le camp !
On remonte le long du glacier en suivant le sentier bien
marqué qui zig zag dans le pierrier, on arrive
enfin à hauteur des roches rouges, le portezuelo
est pleine droite, ce n'est pas le collet au dessus du
glacier, il faut traverser le glacier (on met les crampons
par prudence). On aperçoit un sentier qui poursuit
jusqu'au sommet du San José, mais avant on poursuit
tout droit jusqu'à une place adossée à
un gros rocher protecteur, au milieu du portezuelo. On
y monte le camp et on mange avant de partir léger
sur le San José. Il nous faut plus d'1h30 pour
atteindre la cime, et il n'y a quasiment pas de vent,
les conditions sont idéales.
Superbe cratère double, pas de fumeroles mais des
névés et des pénitents.
On redescend au camp à 5550 m pour la nuit (aucun
problème médical, pas froid)

Camp 5500m, calé derrière un gros
rocher au milieu du Portezuelo
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Le sommet du San José, jaune de soufre et
blanc de neige dure
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Jour 5: Portezulo - Sommet Marmolejo 6100 m - Portezuelo
durée de l'étape : 10h30
dénivelé : 1400 m (1000 + 400 de remontée
sur le portezuelo)
Départ 7h30, il nous faut presque 1h30 pour arriver
au pied de l'arête du Marmolejo. Nous avons beaucoup
hésité à descendre derrière
le portezuelo, mais malheuresement, c'est obligatoire,
et si on attend trop, on arrive dans des zones rocheuses
pénibles à traverser, en plus c'est plein
de faux reliefs (petites montées et descentes).
Le pied de l'arête est à environ 5100 m.
Pendant toute la montée on voit le sommet, mais
on a du mal à imaginer le temps qu'il faut pour
l'atteindre. Le plus pénible est qu'on met un temps
infini avant de remonter jusqu'à l'altitude du
Portezuelo puis de dépasser les autres sommets
alentour. Quand on arrive vers le sommet, en fait il y
en a 4 à peu près à la même
altitude, le plus haut n'est pas le plus à droite.
On met 4h30 pour faire ces 1000m. Sur la fin il faut chausser
les crampons, il y a des plaques de neige dure. Et si
en bas on monte sur de la roche volcanique dur, au milieu
ce sont parfois des éboulis instables, il est plus
confortable de monter sur les névés.
Vers 13h30 on entame la descente, magnifique, avec une
superbe vue sur les glaciers alentour. 2h pour atteindre
les lagunes du bas et leurs pénitents.
Puis c'est la lente remontée sur le Portezuelo,
2h40 interminables à compter chaque pas, à
s'arréter pour souffler, pour boire, pour rien,
juste pour ne pas continuer et rêver qu'on est déjà
arrivé... Derrière nous l'Argentine commence
à déverser ses gros nuages. C'était
une superbe journée sans vent, conditions idéales.
A 18h on touche enfin le Camp à 5500 m. Il est
trop tard, on est trop fatigué pour rescendre,
nouvelle nuit d'acclimatation à 5500 m, elle sera
bonne et réparatrice.

Les derniers mètres avant le sommet du
Marmolejo
La pente est écrasée, la glace vive
n'apparaît pas,
la vitesse (très réduite) d'ascension
non plus.
A droite, un champ de pénitents,
la plaie pour traverser les glaciers (ici ils
sont petits)
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Jour 6: Portezulo 5500 m - Plantat 3150 m
durée de l'étape : 5h50
dénivelé : - 2350 m
Départ vers 9h avec le vent froid d'Argentine
dans le dos, la descente est alternée entre glacier
et sentier sur les rochers, ça dépend des
pénitents, très inconfortables pour passer
avec les crampons.
Vers 4300 m mauvais pas, Claude glisse, entorse moyenne.
Merde ! Certes on peut tout de suite mettre du froid,
mais ici au Chili, pas d'Hélico...et il reste plus
de 2500 m à descendre. Arnica, strap et poursuite
à vitesse ralentie. Du coup, on fait étape
à Plantat au lieu de descendre jusqu'à la
plaine Engorda.
Ce soir c'est Noël, on a trouvé 3 français
à Plantat qui démarrent la montée,
ça parait déjà si loin. Le repas
est sympa, vin et pâtés chiliens, et bien
sûr pâtes en sachets préparés.
Bonne ambiance. Dans ces montagnes, on peut descendre
en 1/2 journée ce qu'on a mis 3 jours à
monter ! le temps et les distances se dilatent différemment
suivant le sens de la pente, c'est comme ça au
pays des montagnes qui touchent le ciel.
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Le refuge de Plantat, un modèle du genre
(peut-être unique au Chili car il y en a
peu, souvent minuscules et en mauvais état)
A gauche, retour par le Camp 4000 m pour récupérer des affaires
(le gendarme doit être un point de mire)
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Jour 7 : Plantat 3150 m - Santiago 500 m
durée de l'étape : 5h15 de marche + 4h
avant la douche
dénivelé : - 1500 m à pied, le reste
compte moins
Départ vers 8h30, avec cette entorse de la cheville,
notre descente prend une autre allure, les temps ne sont
plus des points de repère.
On met 1h20 pour rejoindre la Engorda, 1h30 pour la traverser (il faut viser la droite des gros rochers du fond pour retrouver le
petit pont très encaissé, puis le sentier marqué de l'autre côté).
On croise même un vieux montagnard chilien qui connaît
de nom Grenoble, Gaston Rebuffat...!! Surprise dans ce
coin loin du monde.
On rejoint finalement puente Yeso colina, mais comme c'est
le 25.12, férié pour la mine aussi, aucun
camion ne passe, on rejoint à pied Banos Morales
(...c'est interminable et plombé de chaleur...)
avant de rencontrer un pick up qui nous prend. Waouh !
super ! Il nous lâchera avant San José, mais
là encore le stop fonctionne, et c'est un père
de famille avec femme et enfants qui nous fait une place
dans sa vieille corola, et ça malgré les
gros sacs. Sympa. Il nous dépose à la station
de bus de San José de Maïpo. Au bout de 4h
de bus/métro, on arrive enfin à la résidence
pour une bonne douche, il est 17h30, c'était notre
premier 6000 m. Le lendemain nous apprendront que la vallée
a été coupée par une coulée
de boue qui est descendue vers 19h sur la route, et qu'il
y a encore des personnes bloquées ! Suerte para
nosotros !
Le seul pont sur la Engorda
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Le visa des carabineros
N'oubliez pas le DIFROL
!
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