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Les étapes jour par
jour de notre raid à ski sur la haute route mythique
Jour 1 : Lyon- téléphérique des
Grands Montets - cabane de Trient
| Arrivée de Lyon en voiture jusqu'au parking du téléphérique
des Grands Montets. Le temps de se changer (ou de se charger) et
on prend une des premières bennes (à 9h on est en
haut). Il y a de la brûme sur le glacier, on y va à
tâtons jusqu'au point d'attaque pour la montée au col
du Chardonnet (aux couteaux). Col vers 13h. Derrière, c'est
raide et étroit, on descend le long de la corde (il y a une
corde statique noire et jaune à demeure) jusqu'à mi
hauteur, puis face à la pente pour faire les marches, skis
sur le dos (Wahh que c'est lourd!). La rimaye est bouchée,
c'est un problème de moins. |
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Ensuite, il faut prendre de l'élan pour glisser jusqu'à
la fenêtre de Saleina (ce n'est pas le premier col qu'on
voit). De loin, elle ne parait pas terrible, mais quand on y est,
" bon sang qu'elle est raide à monter ! ".
Moi je déchausse à mi pente, Pierre-Yves continue
jusqu'en haut (bravo!). Devant nous, une fille se plante dans
une conversion et dégringole jusqu'en bas. Elle en était
au 2/3 et elle remonte tout à pied, dégoûtée...
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On passe un petit pont formé par une congère
et nous voilà sur le plateau du Trient. Superbe !
Un petit avion s'entraîne à faire des atterrissages.
Impressionnant, on a l'impression qu'il nous fonce dessus.
La journée est déjà avancée, le soleil
plombe, la neige est lourde, comme le sac et les jambes maintenant.
On se traîne jusqu'au refuge en haut de la dernière
bosse. |
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Jour 2 : cabane de Trient - Champex - Bourg St Pierre-
cabane de Valsorey (étape double)
Descente délicate le long du glacier de Trient jusqu'au col
des Ecandies (neige dure, crevasses, forte pente si on trace très
à droite depuis le refuge en remontant légèrement
puis on pique sur le glacier pas une descente abrupte mais sympa)
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Puis c'est la descente du val d'Arpette. La neige est excellente
sur les premiers mètres ensuite elle devient très
croûtée avec de profondes traces gelées :
une horreur. Dommage.
Sur la photo : le val d'arpette quand on se retourne au milieu
de la descente. Au fond le col.
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On récupère un court bout de piste jusqu'à
Champex et on attend 2h le bus pour Bourg St Pierre à côté
de la Poste. Rq : il y a une supérette pour acheter de l'eau
par exemple.
La liaison en bus est sympa, on est 7 à peine dont 4 skieurs
de haute route (nous + un couple de tcheks avec qui on a sympathisé
– si vous lisez ces pages, faites nous signe !-)
On redémarre vers 12h de Bourg St Pierre pour une montée
sous le soleil jusqu'au refuge de Valsorey (qu'on atteint à 18h,
avec le couché du soleil... il était temps!). L'étape
a donc été longue, mais sinon, cela fait vraiment trop
court...alors il faut choisir ; d'autant que d'après la météo
une dégradation du temps était prévue et on avait
intérêt à gagner un jour.
Jour 3 : cabane de Valsorey - cabane de Chanrion
La montée derrière la cabane de Valsorey
vers le plateau du couloir est raide (>45°).
(on voit le col sur la photo mais on n'imagine pas encore la pente)
On déchausse à mi pente environ. Skis sur le dos,
on continue en crampons piolets. Il y a des passages verglacés
et un faux pas peut faire descendre jusqu'en bas du glacier si laborieusement
monté la veille... |
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(Là on voit mieux la pente, en regardant les
genoux de Lenka)
Les gars devant nous, ou plutôt au dessus, assez peu délicats,
et entêtés à garder les skis aux pieds le plus
longtemps possible, nous canardent sans discontinuer (cailloux,
glace, neige en plaque ou en boulette, on voit même filer
2 couteaux dans la pente...et il y en a un qui ramasse une sérieuse
engueulade de son chef de course. Non mais !). |
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La suite est plus agréable : descente dans
la cuvette derrière le grand Combin et passage du col du
Sonadon. avant d'entamer une interminable et merveilleuse descente
sur le glacier du Mont Durant ; Super neige, pas de traces là
où on passe, pente idéale, tout ça sous un
grand soleil et un ciel bleu, le bonheur.
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Au fond du vallon, toilette de chat dans le torrent.
Il y a du monde, on se croirait à la plage.
Puis montée tranquille mais dans la neige mouillée
jusqu'à la cabane de Chanrion. Cette année il y
a tellement peu de neige qu'on passe parfois sur la pelouse...
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